Héros-tismes 8

Héros-tismes 7

Héros-tismes 8

Tisme n°8

Le mystère Plantin Plaisir…

 

illustration pour la série Héros-Tismes de Mary Blue Melville

La belle Anne d’Autriche, espagnole comme son nom ne l’indique pas, femme de roi, était très courtisée, ce qui n’était pas sans inconvénient surtout quand on avait un mari jaloux de ses propriétés. Un souverain de plus très mal influencé par un cardinal de Richelieu éconduit par la belle, misogyne, soupe au lait et haineux des origines espagnoles de la dame. De plus, pour parfaire l’ambiance conjugale, la pauvre créature était incapable de donner un héritier à cet infatué de Louis XIII qui n’avait que mépris pour elle, la trouvant fort quelconque et par-dessus le marché inutile. C’était bien sa veine, tiens !

Pleine de vie, désirée par tous les plus beaux partis de France et d’Angleterre, elle n’était cependant approchée que de loin en loin par son mari et le plus souvent, seuls les doigts de ses servantes touchaient le grain délicat de sa peau.

Elle en avait tellement de mélancolie, que parfois elle soupirait si fort que tout le château sombrait dans l’apathie et la désolation. Mais, un homme amoureux et ingénieux allait mettre fin à cette injustice, car c’était une injustice aussi vrai qu’il s’appelait Jean Plantin Plaisir. Parfaitement !

Jean était tailleur pour dame de la cour et avait pour cette partie féminine de l’humanité une véritable adoration. Mais celle qui avait ravi son cœur à jamais était sa reine, sa princesse, sa déesse, sa nymphe, sa muse, son ange adoré, sa petite fleur ibérique, son oiseau exotique, sa petite fabrique à trique, hum… bref, il n’avait pas assez du dictionnaire pour la nommer. Et les lamentations déchirantes de la jeune femme lui fendaient le cœur, il ne pouvait plus supporter de l’entendre souffrir.

Alors, un soir qu’il rêvait aux chevilles si délicates de son aimée, en cousant les dentelles qui viendraient les lui lécher dès le lendemain, son désir se fit si pressant qu’il se résolut à fabriquer un habit qui rendrait à la reine le sourire et la ferait gémir et soupirer d’une toute nouvelle façon.

Toute la nuit, il œuvra sur les baleines sensées soutenir les jupons de taffetas et mis au point un ingénieux système ainsi qu’une nouvelle forme de robe qui deviendrait très vite la coqueluche de ces dames de la cour.

Au petit matin, lorsque les coursiers vinrent emmener l’œuvre, ils trouvèrent l’huis ouverte avec un mot informant que la robe était prête et qu’elle les attendait dans l’atelier du fond. Les deux hommes, connaissant bien l’artisan, ne s’en offusquèrent pas, pensant certainement que sa nuit de travail l’avait épuisé et que le pauvre homme, sans aucun doute, dormait. Cependant lorsqu’ils emportèrent l’habit, ils le trouvèrent bien lourd. Mais à bien y regarder, la jupe était tellement large et gonflée qu’elle devait certainement comporter de nombreux jupons qui l’alourdissait de cette façon.

– Une nouvelle inspiration de notre Plantin qui ne devrait pas faire long feu, si tu veux mon avis !

– Ouais, sûr que la mégère espagnole voudra enlever cette charlotte en plomb qui lui occasionnera de la gêne pour ouvrir les cuisses, ça va pas lui arranger le caractère. Et Plantin Plaisir sera limogé, il a vu trop grand cette fois ! Parce que, je te le dis, là où il y a de la gêne, il n’y a pas de Plaisir !

Les deux hommes éclatent de rire à ce bon mot, qui n’est pas du tout du goût de Jean caché dans les jupons… Enfin pas tout à fait dans les jupons, il est assis bien confortablement dans l’espace qu’il a crée de toute pièce entre le premier jupon et la jupe proprement dite et, même s’il en a la possibilité, il n’a pas l’intention de soulager les deux porteurs en glissant ses pieds dans les chaussons à roulette savamment cousu dans le faux fond du jupon, ça il le réserve à sa majestueuse destinée. D’ailleurs, il sourit déjà à la surprise délicieuse qu’il va faire à sa reine.

En effet, la robe livrée, la reine veut tout de suite essayer ce nouveau modèle aux formes outrageuses qui va certainement lui donner une allure des plus majestueuse vu le diamètre de l’habit. Après beaucoup d’effort, car l’habit est un peu compliqué, la reine, enfin habillée, se pavane dans ses quartiers pour se faire admirer.

Puis, heureuse de ce nouvel habit si aéré à l’entre-jambe bien qu’un peu lourd par moment, elle s’assoit un instant sur le banc du petit labyrinthe du jardin et pour goûter au plaisir de sentir l’air entre ses jambes, elle place la jupe au dessus du siège de pierre et l’en couvre comme une cloche. Puis, elle pose délicatement son postérieur à peine couvert d’un fin caleçon très ouvert à l’entre-jambe et avec délice, elle écarte les cuisses et soupire d’aise.

A peine installée, elle sent un léger courant d’air sur ses grandes lèvres, ce qui lui cause un petit trouble qu’elle essaie de cacher à ses suivantes. Mais l’air se faisant plus chaud et plus troublant et pour avoir un peu de tranquillité, elle presse les autres jeunes femmes d’aller faire une partie de cache-cache dans les allées bordées de buissons. Anne alors peut se laisser aller à sentir mieux ce qui se passe dans son entre-jambe. Elle ferme les yeux, et soudain, elle sursaute. Elle n’ose pas bouger car se qu’elle ressent est inattendu et pour tout dire extraordinaire. Elle ne sait si c’est l’air frais qui lui donne cette sensation d’être lécher et la pierre qui tire sur sa partie charnue mais bientôt elle ne peut s’empêcher de pousser de petits cris car la tension qui naît au creux de sa fente devient affolante. La reine palpite et ahane de plus en plus puis se mord les lèvres pour ne pas crier car il n’est pas question que les autres rappliquent et l’arrêtent en pleine montée de… de… de… de… Oh oui ! Oh, mon Dieu ! Aaaaaah ! crie enfin la reine qui jouit.

Ces dames, au cri de la reine, se précipitent et l’interrogent.

Est-ce qu’elle se sent bien ? Est-ce qu’elle veut retirer l’habit ? Cette nouvelle forme de robe, comme une cloche énorme est bien trop encombrante, et lourde, elle va faire un malaise, c’est sûr ! Allons chercher les porteurs puis enlevons cet instrument de torture…

– NON ! s’écrie la reine. Certainement pas ! J’ai crié car justement cette robe me donne le plaisir d’être à l’aise avec mes dessous ! C’est tout !

– Ah, bon ? Vraiment ? Vous êtes sûre Majesté ? s’exclament en cœur les demoiselles d’honneur.

– Tout à fait sûre !

Et, à bien y regarder, c’est vrai qu’elle a les joues rouges, les yeux langoureux et un petit sourire satisfait notre reine… Les suivantes s’interrogent de plus belle, mais intérieurement cette fois. Était-ce bien un cri de soulagement… En y repensant, ça ressemblait plutôt à… à un cri de… de… comme une douce… Cette robe, il me la faut ! concluent-elles toutes au même moment, dans l’intimité de leurs pensées.

Jean bien à l’abri des regards au cœur de la jupe royale, se lèche les babines et sent que son avenir va bientôt basculer dans l’univers paradisiaque des pubis offerts à sa gourmandise. Car, il ne va pas se contenter du seul con de la reine, il a pour ambition d’embrasser une grande carrière de lèche-cul. Puisque tous ces culs délaissés par des hommes plus prompts à besogner de la trique qu’à travailler délicatement de la langue lui laissent le champ libre et il ne va pas se gêner pour récolter les fruits de ce champ labouré et arrosé mais pas franchement à la fête.

C’est ainsi que Jean Plantin Plaisir reste, encore aujourd’hui, la référence d’une sexualité épanouie puisqu’effectivement, là où il y a de la gêne, il n’y a jamais de Plaisir.

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Mary Blue Melville

Héros-tismes 7

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