Héros-tismes 8

Héros-tismes 8

Héros-tismes 8

Tisme n°8

Le mystère Plantin Plaisir…

 

illustration pour la série Héros-Tismes de Mary Blue Melville

La belle Anne d’Autriche, espagnole comme son nom ne l’indique pas, femme de roi, était très courtisée, ce qui n’était pas sans inconvénient surtout quand on avait un mari jaloux de ses propriétés. Un souverain de plus très mal influencé par un cardinal de Richelieu éconduit par la belle, misogyne, soupe au lait et haineux des origines espagnoles de la dame. De plus, pour parfaire l’ambiance conjugale, la pauvre créature était incapable de donner un héritier à cet infatué de Louis XIII qui n’avait que mépris pour elle, la trouvant fort quelconque et par-dessus le marché inutile. C’était bien sa veine, tiens !

Pleine de vie, désirée par tous les plus beaux partis de France et d’Angleterre, elle n’était cependant approchée que de loin en loin par son mari et le plus souvent, seuls les doigts de ses servantes touchaient le grain délicat de sa peau.

Elle en avait tellement de mélancolie, que parfois elle soupirait si fort que tout le château sombrait dans l’apathie et la désolation. Mais, un homme amoureux et ingénieux allait mettre fin à cette injustice, car c’était une injustice aussi vrai qu’il s’appelait Jean Plantin Plaisir. Parfaitement !

Jean était tailleur pour dame de la cour et avait pour cette partie féminine de l’humanité une véritable adoration. Mais celle qui avait ravi son cœur à jamais était sa reine, sa princesse, sa déesse, sa nymphe, sa muse, son ange adoré, sa petite fleur ibérique, son oiseau exotique, sa petite fabrique à trique, hum… bref, il n’avait pas assez du dictionnaire pour la nommer. Et les lamentations déchirantes de la jeune femme lui fendaient le cœur, il ne pouvait plus supporter de l’entendre souffrir.

Alors, un soir qu’il rêvait aux chevilles si délicates de son aimée, en cousant les dentelles qui viendraient les lui lécher dès le lendemain, son désir se fit si pressant qu’il se résolut à fabriquer un habit qui rendrait à la reine le sourire et la ferait gémir et soupirer d’une toute nouvelle façon.

Toute la nuit, il œuvra sur les baleines sensées soutenir les jupons de taffetas et mis au point un ingénieux système ainsi qu’une nouvelle forme de robe qui deviendrait très vite la coqueluche de ces dames de la cour.

Au petit matin, lorsque les coursiers vinrent emmener l’œuvre, ils trouvèrent l’huis ouverte avec un mot informant que la robe était prête et qu’elle les attendait dans l’atelier du fond. Les deux hommes, connaissant bien l’artisan, ne s’en offusquèrent pas, pensant certainement que sa nuit de travail l’avait épuisé et que le pauvre homme, sans aucun doute, dormait. Cependant lorsqu’ils emportèrent l’habit, ils le trouvèrent bien lourd. Mais à bien y regarder, la jupe était tellement large et gonflée qu’elle devait certainement comporter de nombreux jupons qui l’alourdissait de cette façon.

– Une nouvelle inspiration de notre Plantin qui ne devrait pas faire long feu, si tu veux mon avis !

– Ouais, sûr que la mégère espagnole voudra enlever cette charlotte en plomb qui lui occasionnera de la gêne pour ouvrir les cuisses, ça va pas lui arranger le caractère. Et Plantin Plaisir sera limogé, il a vu trop grand cette fois ! Parce que, je te le dis, là où il y a de la gêne, il n’y a pas de Plaisir !

Les deux hommes éclatent de rire à ce bon mot, qui n’est pas du tout du goût de Jean caché dans les jupons… Enfin pas tout à fait dans les jupons, il est assis bien confortablement dans l’espace qu’il a crée de toute pièce entre le premier jupon et la jupe proprement dite et, même s’il en a la possibilité, il n’a pas l’intention de soulager les deux porteurs en glissant ses pieds dans les chaussons à roulette savamment cousu dans le faux fond du jupon, ça il le réserve à sa majestueuse destinée. D’ailleurs, il sourit déjà à la surprise délicieuse qu’il va faire à sa reine.

En effet, la robe livrée, la reine veut tout de suite essayer ce nouveau modèle aux formes outrageuses qui va certainement lui donner une allure des plus majestueuse vu le diamètre de l’habit. Après beaucoup d’effort, car l’habit est un peu compliqué, la reine, enfin habillée, se pavane dans ses quartiers pour se faire admirer.

Puis, heureuse de ce nouvel habit si aéré à l’entre-jambe bien qu’un peu lourd par moment, elle s’assoit un instant sur le banc du petit labyrinthe du jardin et pour goûter au plaisir de sentir l’air entre ses jambes, elle place la jupe au dessus du siège de pierre et l’en couvre comme une cloche. Puis, elle pose délicatement son postérieur à peine couvert d’un fin caleçon très ouvert à l’entre-jambe et avec délice, elle écarte les cuisses et soupire d’aise.

A peine installée, elle sent un léger courant d’air sur ses grandes lèvres, ce qui lui cause un petit trouble qu’elle essaie de cacher à ses suivantes. Mais l’air se faisant plus chaud et plus troublant et pour avoir un peu de tranquillité, elle presse les autres jeunes femmes d’aller faire une partie de cache-cache dans les allées bordées de buissons. Anne alors peut se laisser aller à sentir mieux ce qui se passe dans son entre-jambe. Elle ferme les yeux, et soudain, elle sursaute. Elle n’ose pas bouger car se qu’elle ressent est inattendu et pour tout dire extraordinaire. Elle ne sait si c’est l’air frais qui lui donne cette sensation d’être lécher et la pierre qui tire sur sa partie charnue mais bientôt elle ne peut s’empêcher de pousser de petits cris car la tension qui naît au creux de sa fente devient affolante. La reine palpite et ahane de plus en plus puis se mord les lèvres pour ne pas crier car il n’est pas question que les autres rappliquent et l’arrêtent en pleine montée de… de… de… de… Oh oui ! Oh, mon Dieu ! Aaaaaah ! crie enfin la reine qui jouit.

Ces dames, au cri de la reine, se précipitent et l’interrogent.

Est-ce qu’elle se sent bien ? Est-ce qu’elle veut retirer l’habit ? Cette nouvelle forme de robe, comme une cloche énorme est bien trop encombrante, et lourde, elle va faire un malaise, c’est sûr ! Allons chercher les porteurs puis enlevons cet instrument de torture…

– NON ! s’écrie la reine. Certainement pas ! J’ai crié car justement cette robe me donne le plaisir d’être à l’aise avec mes dessous ! C’est tout !

– Ah, bon ? Vraiment ? Vous êtes sûre Majesté ? s’exclament en cœur les demoiselles d’honneur.

– Tout à fait sûre !

Et, à bien y regarder, c’est vrai qu’elle a les joues rouges, les yeux langoureux et un petit sourire satisfait notre reine… Les suivantes s’interrogent de plus belle, mais intérieurement cette fois. Était-ce bien un cri de soulagement… En y repensant, ça ressemblait plutôt à… à un cri de… de… comme une douce… Cette robe, il me la faut ! concluent-elles toutes au même moment, dans l’intimité de leurs pensées.

Jean bien à l’abri des regards au cœur de la jupe royale, se lèche les babines et sent que son avenir va bientôt basculer dans l’univers paradisiaque des pubis offerts à sa gourmandise. Car, il ne va pas se contenter du seul con de la reine, il a pour ambition d’embrasser une grande carrière de lèche-cul. Puisque tous ces culs délaissés par des hommes plus prompts à besogner de la trique qu’à travailler délicatement de la langue lui laissent le champ libre et il ne va pas se gêner pour récolter les fruits de ce champ labouré et arrosé mais pas franchement à la fête.

C’est ainsi que Jean Plantin Plaisir reste, encore aujourd’hui, la référence d’une sexualité épanouie puisqu’effectivement, là où il y a de la gêne, il n’y a jamais de Plaisir.

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Mary Blue Melville

Héros-tismes 7

Héros-tismes 7

Héros-tismes 7

Tisme n°7

Le gai thé…

illustration du tisme n)7 de la série Héros-tismes de Mary Blue Melville

Marc se sent pousser des ailes. Il est gai et heureux. Il va rejoindre Bruno dans son petit salon de thé que ce dernier vient d’ouvrir. Et la perspective de participer au lancement d’un nouveau lieu, d’un nouveau projet, le remplit de vie. Il sent cette vie courir partout dans son corps et son esprit. Tous ses membres frémissent de la puissante montée de sève. Il se sent pétillant, il respire à plein poumon, il ne marche pas, il vole !

Digueling gueliiing

Le tintement doux du carillon de la porte d’entrée fait à Marc l’effet d’un coup de baguette magique car celui-ci a fait lever les yeux de Bruno. Et dans ces yeux bleu de braise, directement issus de la combinaison explosive des ses origines andalouses et danoises, brille la farouche et jouissive tension de Bruno que procure le trac d’une première qui s’annonce merveilleuse. Marc la reçoit de plein fouet et là, sur le pas de la porte d’entrée, il est foudroyé.

Son cœur a éclaté et la sève qui parcourt tout son être, fait rugir l’animal tapi dans le fond de ses tripes et gonfler son bâton à plaisir. Rougissant comme un premier communiant, il rend timidement à Bruno son sourire éclatant.

Mon Dieu, se dit Marc en voyant Bruno se diriger vers lui, s’il me touche, j’explose.

– Bienvenue, Marc. Je suis vraiment heureux que tu sois venu. Je te laisse t’installer, je m’occupe de ses dames et j’arrive, lui fait Bruno avec un sourire complice en montrant une paire de vieilles dames, tout à fait dignes dont le regard inquisiteur et le sourire carnassier font déglutir Marc.

– Bien sûr, prends ton temps.

Marc choisit l’une des deux petites tables qui reste, dans un renfoncement à côté d’une fenêtre, le plus loin possible des deux douairières et regarde autour de lui. Il n’y a pas beaucoup de tables mais à part celle que Marc a délaissée, elles sont toutes occupées par des dames entre cinquante et soixante dix ans, accompagnées de petits chiens ou de sacs de luxe, voire des deux.

Il se sent soudain incongru dans cette assemblée qui papote, jappe et froufroute.

La veille quand Bruno avait lancé l’invitation à la cantonade pendant la soirée chez des amis qu’ils avaient en commun, Marc s’était tout de suite demandé avec angoisse s’il était libre. Il n’avait pas était question une minute qu’il rate cette ouverture de salon de thé.

Toute la soirée, il avait était envoûté par le sourire chaleureux et charmeur de Bruno, ils avaient assez vite sympathisé et aidé par le bon vin servit par leurs hôtes, Marc, plein d’une assurance qui lui manquait maintenant cruellement, avait fait rire et sourire Bruno. Et cette gaieté le rendait particulièrement attirant et sensuel… Ils s’étaient d’ailleurs un peu frotter, essayant de trouver régulièrement des moments pour se croiser dans des endroits étroits mais l’appartement étant fort étriqué et occupé, Marc avait dû se contenter de jouir de ses rêves particulièrement suggestifs.

A ces souvenirs, Marc sent son entre-jambe le gêner de plus en plus douloureusement et se demande s’il va pouvoir se lever sans faire craquer ses coutures.

– Qu’est-ce que je te sers, Marc ?

– Que ? Quoi ?… sursaute Marc qui, accaparé par ses pensées torrides, n’a pas vu Bruno arriver.

– Tu as déjà choisi un thé ? Parce que, sinon, je te conseille le Gyokuro, il donne la pêche ! lui fait Bruno avec un clin d’œil.

Marc de plus en plus troublé, acquiesce.

– Va pour le Djyk… ouro, enfin je veux dire le…

– Gyokuro.

– Voilà.

Marc, tout à coup, sent qu’il lui faut faire redescendre la température.

– Et… dis-moi, tes toilettes, elles se trouvent où ?… demande-t-il avec un air qu’il essaie de faire le plus innocent.

– Suis-moi, c’est juste à côté des cuisines… fait Bruno en souriant, pas dupe.

Bruno se détourne et montre à Marc son arrière-train parfaitement moulé dans son petit pantalon. Ce dernier est tellement excité qu’il pense s’évanouir s’il ne trouve pas rapidement un moyen de prendre Bruno ou de se soulager. Mais son esprit en émoi le rend maladroit, et il se lève brusquement, renverse à moitié la petite table et la bougie qui s’y trouve. Il essaie dans un réflexe idiot de la rattraper, répandant de la cire sur ses poignets tendus.

– Ouch ! Merde !

Bruno s’est précipité sur Marc pour lui prendre les poignets.

Fait pas ça, fais pas… Oh oui, fais ça… Marc défaille et, plongeant son regard dans les yeux fougueux de Bruno, il lui dit dans un murmure rauque :

– On ne pourrait pas calmer les brûlures de ma peau dans ta cuisine, c’est vraiment douloureux là…

– Bien sûr, Marc. J’ai justement ce qu’il faut pour te rafraîchir… fait Bruno le prenant par l’épaule et le poussant devant lui.

Marc qui investit tous ses sens dans ce contact, sent le tremblement fiévreux de Bruno. Alors, n’en pouvant plus et sous le regard approbateur de ces dames devant tant de sollicitation de ce jeune et charmant patron envers sa clientèle, les deux hommes dans une marche effrénée, que les frottements inévitables dus à la proximité des tables finissent d’énerver, filent dans l’arrière-cour où après s’être dénudés fébrilement, leurs mains brûlantes se caressant les fessiers et tout le reste, ils s’enfilent en rugissant sauvagement. Il était temps !

Comme quoi, on peut tenir un salon de thé pour vieilles dames distinguées et ne pas être insensible au charme d’une sauvage équipée.

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Mary Blue Melville

Héros-tisme 6

Héros-tisme 6

Héros-tisme 6

Tisme n°6

Laisse bien…

illustration du Tisme 6 de la série d'Héros-Tismes de Mary Blue Melville

Catwoman et Wonder woman se retrouvent un soir au somment des têtes géantes des présidents américains du Mont Rochefort. Les deux amies allongées le regard dans les étoiles se languissaient d’être si peu sollicitées. Le crime organisé accablé comme tout le monde par la chaleur excessive de cette fin août était parti sur la côte, histoire de tremper dans l’océan leurs guêtres avariées et frauduleuses.

– Oh mon Dieu, ce que j’m’ennuie, dit Wonder woman, princesse Diana de son petit nom, en regardant la voûte étoilée qui brillait romantiquement au dessus des deux héroïnes. Il ne se passe jamais rien ici… soupire-t-elle. Et pour ce qui est de l’amour et de la badinerie, quand t’es une héroïne, c’est carrément la galère! Tu parles d’une vie! J’ai un corps avec des super pouvoirs et pas un petit ami dans mon lit! s’exclame la jeune femme dépitée. Je te jure, Selina, j’ai l’impression de me dessécher comme une prune au soleil. Un jour, je vais me réveiller et je vais m’apercevoir que j’héberge une famille d’araignée dans ma petite grotte. Tiens, ben, je me sens aussi poussiéreuse et abandonnée que ces pauvres présidents décédés !

Selina Kyle, Catwoman de son nom de gentlewoman-cambrioleuse coule un regard amusé vers son amie qui fronce les sourcils, préoccupée. Puis elle se tourne lascivement vers Wonder woman qui était dans son costume de super femme, plus ou moins dénudée.

– Vraiment ? Tu veux que je vérifie, Diana ? C’est jamais bon de laisser le ménage en souffrance, tu sais… lui dit-elle un sourire en coin et l’œil pétillant.

– C’est vrai ? Tu ferais ça pour moi ? s’étonne Wonder woman. Sans rire, j’aime pas l’idée d’être habitée sans l’avoir désiré. Attends…

Wonder woman, en se dandinant, descend sa culotte blindée. Et pressée d’être rassurée, elle écarte les jambes, soulevant un peu le bassin pour faciliter les fouilles. Catwoman s’agenouille alors face à son amie. Et, parce qu’elle veut faire bien les choses, dans la mesure du possible, il vaut mieux ne pas rater sa première fois, enfin la première fois de Diana, pense-t-elle réjouie, elle commence par regarder.

– Alors ? Qu’est-ce que tu vois ? lui demande inquiète Wonder woman.

– Hé bien, c’est un peu sombre, je n’y vois pas grand-chose. A part, peut-être… Non, il va falloir que j’y mette le nez pour sentir s’il y a une odeur de renfermé, lui répond Catwoman de plus en plus amusée. Si ça ne te dérange pas, évidemment…

– Mais non, mais non… vas-y, vas-y…

Alors, Catwoman approche son nez tout en écartant de ses doigts les bords pulpeux des abords de la grotte et renifle.

– A… alors ?… fait Wonder woman un peu troublée. Tu… tu sens quelque chose ?

– Une odeur, un peu douçâtre, un peu acide, ce n’est pas désagréable mais… peut-être que je devrais y goûter…

– Mais oui, mais oui… Vas-y, vas-y… s’agace Wonder woman.

Catwoman doucement sort la langue et du bout de celle-ci va fouiller un peu plus loin dans l’intimité de son amie. Trouvant le goût agréable, elle insiste un peu ce qui augmente le trouble de Wonder woman puis, soudain, s’arrête car sa langue a rencontré un petit appendice comme une petite langue, une languette… Aha, pense Catwoman ravie, te voilà ma petite sucette à jouir!

– Hé bien ? Qu’est-ce qui se passe ? s’affole Wonder woman qui voudrait bien que le nettoyage s’intensifie. Je sens qu’il y a de la poussière qui se décolle, ne t’arrête pas !

– Oui, d’accord mais il y a comme une petite langue qui est venue à la rencontre de la mienne et… Attends, je vais y aller avec les doigts, peut-être qu’au toucher, je saurai mieux de quoi il retourne…

– Oui, oui, d’accord, d’accord mais vas-y ! crie Wonder woman un tout petit peu énervée.

Catwoman, alors, du bout des doigts dans un premier temps, va toucher la petite langue qui se montre de plus en plus. Puis, explorant les alentours d’un mouvement de rotation qui fait gémir d’impatience Wonder woman, elle trouve juste derrière le petit appendice, un mont doux et chaud qu’elle caresse. Alors, Wonder woman, le corps tendu, réagit et entame un petit mouvement du bassin autour des doigts de Catwoman, histoire de bien tout nettoyer.

Catwoman sourit de voir que ses efforts sont appréciés et continue plus profondément mais tout à coup, ses doigts se tournant, elle trouve sous sa pulpe un petit bouton. Et souriant de malice, elle glisse dessus et le presse. Les gémissements de Wonder woman qui sont de plus en plus profonds soudain se font petits cris. Le bouton se gonfle et s’étire autour des doigts qui le caressent. Catwoman qui n’en avait jamais rencontré de pareil, bien qu’elle ait plus d’expérience que son amie retire brusquement sa main.

– Mais enfin qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi tu t’arrêtes ?! crie Wonder woman outrée d’être spoliée d’un nettoyage complet.

– Je ne sais pas,… il y a ce bouton qui gonfle et…

– Mais, retournes-y immédiatement et appuies dessus, nom de nom ! Et laisse bien tes deux doigts, cette fois ! Parce que j’en peux plus, là, il faut que j’évacue les grandes eaux, faut finir !

Catwoman regarde Wonder woman et avec un sourire plein de malice, léchant ses doigts mouillés par son amie, lui dit :

– D’accord, d’accord, j’y retourne mais, vraiment, je pense que tu peux arrêter de t’inquiéter, c’est beaucoup trop humide pour des araignées…

Et avec empressement, et beaucoup de plaisir, les deux amies finissent de se faire le ménage dans leur petite grotte respective. L’ennui lancinant de cette soirée d’été complètement sorti de leur préoccupation et le corps et le moral bien remontés.

Héros-tismes 4

Héros-tismes 4

Héros-tismes 4

Tisme n° 4.

 

héros-tismes 4

Sur la plage abandonnée…

 

Un jour de vacances alangui, nous étions sur la plage, mes petites grenades par le soleil, léchées et par les mains de mon aimé, caressées, brunissaient de plaisir. Soudain, elles exhalent une odeur de fruits. De fruits gonflés et gorgés de désir.

– Que se passe-t-il? s’enquiert aussitôt ma petite noisette pleine de curiosité, par ce parfum excitée.

– Je crois qu’une invitation à danser est lancée… suggère le serpent de mon aimé qui, par l’odeur alléché, accourt à peau rabattue.

– Danser?! Ah mais quelle bonne idée! s’exclame ma petite noisette. Justement, je m’ennuyais… Et le vent, et le sable me titillaient.

Ainsi invité, le serpent arrivé près des petites grenades les renifle et, satisfait de ce qu’il sent, il commence à se balancer. Puis il s’approche de ma petite noisette et d’un mouvement souple et hypnotisant, il lui fait la danse du ventre.

Alors, sentant que ma noisette, de plus en plus intéressée, commence à répondre aux mouvements lascifs de son corps souple, il vient s’y frotter. Celle-ci appréciant l’initiative s’ouvre joyeusement et le laisse entrer. Le serpent, heureux d’être si bien accueilli, se met à tambouriner dans le fond de la petite grotte que lui a ouvert mon petit fruit qui ne s’est pas défendu, donnant le tempo à ce dernier. Le mouvement appuyé et lascif fait doucement suinter le jus de mon fruit ainsi sollicité. L’humidité envahit de plus en plus l’antre que le serpent avec intensité a investi de son corps durci et gonflé.

La danse s’accélère. Le couple par tous les pores, s’imbrique.

Tout tourne et chavire. La pression monte, la danse de lancinante devient feu, transe. Et frappe, et tape, et frotte, et frappe, et tape, et frotte. Et ça souffle, et ça gémit, et ça chante, nos corps affolés remuent et suent. Les râles de profonds deviennent graves et les cris d’aigus se font passionnés. Ah ! Oh ! Ah ! Oh ! Ah ! Oh ! Ah ! Oh ! Ah ! Oh !

Les pulsations montent. L’ambiance se chauffe. Le serpent se gonfle, de plus en plus tendu et joue sa partition avec une telle virtuosité que, comblée par la transe, ma petite noisette éclate de joie. Tous poils dehors, pour mieux sentir les effets combinés du son, du vent et des ondulations elle frémit, s’ouvre et se ferme avec passion, écrasant sur son petit bouton le serpent de mon amant qui en pleure de délice. Ajoutant son jus au suc de mon fruit, nos natures débridées ensemble crient au ciel leurs violences orgasmiques. Puis enfin repus, dans un soupir profond et satisfait, nous nous sommes endormis dans le sable, enveloppés du soleil qui léchait nos corps suant et nus.

Poil au cul!

Héros-tismes 3

Héros-tismes 3

Héros-tismes 3

Tisme 3

Io, transformée en génisse pour échapper à la vengeance d’Héra, se morfondait. Elle se languissait de son amant, le beau, le fougueux, le magnifique Zeus. Et son corps de génisse gémissait du désir d’être à nouveau chevauché.

Cependant que la belle Io, cent pour cent nature dans sa robe de vache blanche, aspirait à des activités plus excitantes que de brouter le gazon d’Héra à qui elle appartenait dorénavant, Zeus, épris de la douce Io, souffrait d’en être séparé.

 – Oh, Dieux! soupira Zeus en regardant son membre douloureux, qu’elle me manque! Mon sexe ne pense qu’à elle depuis qu’il ne peut plus pénétrer sa chaude logette. Et je vais devenir fou si je ne la laisse pas me traire à nouveau et lui déverser ma divine semence.

 Zeus qui pensait avec son sexe, ce qui ne lui facilitait pas la vie, trouva malgré tout une idée lumineuse. Utilisant, enfin, ses pouvoirs divins, il se transforma en un taureau, du type champion de la foire de Bilbao, tout en muscles, noir et suintant la puissance sexuelle. Et, ainsi apprêté, Zeus se rendit « discrètement » auprès de sa maîtresse tant désirée.

– La vache! Quel beau taureau! s’exclama Io en voyant le divin animal.

Et Zeus, flatté du ravissement qu’il provoque, s’avance. Il fait pointer avec fierté son formidable instrument, un braquemart immense débordant de partout que l’animalité lui permet, jouissant des hoquets de surprise et des soupirs de désir de sa belle vache. Mais il parade un peu trop, emporté par sa divine vanité, et Io gémit de l’attente prolongée. Ses cris désespérés transpercent le cœur du taureau en érection. Alors, n’en pouvant plus, Zeus s’accommodant de son priapisme monumentale et Io subitement oublieuse de son corps lourd de bovidé, ils galopent l’un vers l’autre, les naseaux dilatés.

Sur ce, n’écoutant que leurs instincts animal, ils s’ébattent, ils s’ébattent, ils s’ébattent et la légende n’en raconte pas plus car à ce stade, Dieux, veaux, vaches, cochons ou humains savent tous de quel côté le vent tourne et de quoi il retourne.

Héros-tismes 2.

Héros-tismes 2.

nature morte, illustration pour Héros-tismes deux

Héros-tismes

Tisme n° 2.

 

Turlute ce soir.

Tu te glisses près de moi, tranquillement, alangui, prêt à te laisser tomber dans les bras de Morphée. Mais une pensée tout à coup te titille et la peau qui t’enveloppe, soudain sournoisement, suinte le désir. Aussitôt, rapide comme l’éclair, mes poils se dressent, curieux comme des commères. A ce mouvement de foule, ma peau répond dans l’instant par un frémissement délicieux qui me parcourt. Alors, tiré par ma pilosité, sans que j’y prenne garde, mon corps s’approche, s’approche et doucement, il frotte le grain de mon cuir sur ta couenne adoucie. Ainsi mises en appétit, et en toute logique, nos chairs s’embrasent et brusquement, notre esprit, toujours avec un temps de retard, en conclut, ravi, qu’il y aura turlute ce soir.

Héros-tismes, n°2. 03/04/15

 

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